Témoignage : la fois où j’aurais dû demander de l’aide plus tôt

J’étais âgée de 24 ans et nouvellement diplômée de mon champ d’étude depuis 4 mois. Je venais d’emménager dans une nouvelle région dans laquelle les seuls visages connus étaient ceux de mon chum et de mon chien. À ce moment, j’étais prestataire de l’assurance-emploi (le chômage, comme on dit) et mon occupation principale était la suivante : me trouver une job au PV(plus vite, parce que je trouve que c’est plus poli que l’expression initiale).

Bien que non familière avec ma nouvelle ville, que j’avais encore besoin d’utiliser mon GPS pour faire mes commissions et être en mesure de revenir à la maison, mon «minding» était bon. Oui, j’étais confiante de me trouver un emploi dans mon domaine d’étude et ce, rapidement.

Le temps qui s’écoule, le stress qui grandit

À chaque jour, j’étais à l’affût des nouvelles offres de tous les sites de recherche d’emploi. Je postulais pour plusieurs d’entre elles. Malheureusement, le ratio offres envoyées/réponses reçues était bien bas… Les mois se sont écoulés tandis que je n’avais toujours pas d’emploi. Plus le temps avançait, plus la date de la fin de mes prestations d’assurance-emploi approchait. De ce même fait, mon anxiété augmentait de plus en plus tandis que ma confiance en mes compétences, elle, était en chute libre.

«J’étais à fleur de peau,

j’étais émotive,

j’étais insécure.»

J’avais peur de perdre mon indépendance financière et de devoir compter sur les autres pour payer le toit au-dessus de ma tête, mon cellulaire, mes dettes d’études, etc.

À ce moment, j’étais ouverte à tout domaine d’emploi, tant qu’il soit légal. J’ai même modifié mon CV en retirant le diplôme que je venais de compléter, par peur que cela me nuise. J’avais l’impression de me «discréditer» en bannissant de mon CV mes véritables intérêts et compétences. D’ailleurs, Je me sentais en grand conflit de valeurs par rapport à cela…. J’en étais à postuler pour des emplois n’étant pas en lien avec mon champ d’étude. Je n’avais pas le choix de me rendre à l’évidence : c’était devenu une urgence financière que de travailler.

La lettre que j’attendais, sans même le savoir

Un jour, je me suis rendue à la poste et une lettre m’attendait. Mon niveau d’anxiété a monté d’un cran… Moi qui détestais aller à la poste, comme si cela ne pouvait qu’être porteur de mauvaises nouvelles.

J’étais convoquée à une session d’information sur les services offerts en recherche d’emploi. C’est sans grand enthousiasme que je m’y suis présentée, beaucoup plus par obligation que par espoir que cela m’apporte quelque chose. Dès que j’ai pris place dans la salle où se donne cette fameuse convocation, je me suis sentie libérée d’un fardeau en constatant un fait : je n’étais pas la seule à être dans cette situation.

Nous avons d’abord eu droit à de la diffusion d’information générale en lien avec la recherche d’emploi et le marché du travail. Par la suite, nous avons été rencontrés individuellement afin que la conseillère puisse prendre le pouls de notre situation. Pour ma part, mon pouls n’était pas fort fort…  

«À ce moment,

j’ai pris l’opportunité qui s’offrait à moi et

j’ai demandé de l’aide. »

J’ai pris rendez-vous avec cette conseillère afin qu’elle puisse me rencontrer et m’accompagner dans ma recherche d’emploi.

Si on m’avait proposé cette aide à partir du moment que je débutais ma recherche d’emploi, je ne sais pas si je l’aurais acceptée. Par orgueil, j’aurais probablement refusé et tenté de faire mes démarches de façon autonome.

Aujourd’hui, après avoir vécu ces mois de découragement et de déceptions, je regrette amèrement d’avoir attendu une convocation afin de demander de l’aide. Si c’était à recommencer, je composerais tout de suite le numéro d’une ressource d’aide à la recherche d’emploi afin d’avoir du soutien.

Voici tous les points positifs que ce suivi m’a apportés :

  • sortir de l’isolement
  • reprendre confiance en moi
  • constater que je n’étais pas la seule à vivre ce sentiment de découragement et d’«échec»
  • actualiser mon CV au goût du jour (et oui, c’est à ce moment que j’ai appris que les CV aussi sont sujets à s’adapter à une certaine «mode»)
  • reconnaître mes qualités/compétences
  • avoir de la théorie et des trucs personnalisés sur la recherche d’emploi

Diffuser un peu d’espoir

Je sais que je donne probablement l’impression de te vendre un service en vantant mon expérience mais dans les faits, je désire simplement essayer de t’épargner de vivre ta recherche d’emploi/orientation/retour aux études en étant seul.e face à tes angoisses, inquiétudes et périodes de découragement.

C’est un peu grâce à cette personne qui m’a apporté ce soutien que je fais maintenant ce métier. Aujourd’hui, je suis la personne qui est présente pour écouter tes besoins et te diriger vers la ressource qui peut t’aider à atteindre tes objectifs et répondre à tes besoins.

«Je suis Isabelle et il me fera plaisir de t’aider. Sache que tu peux me joindre directement au 450 530-8230»

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